Surutilisation des ressources

Un jugement rapide?

Le 05.10.11, dans Articles et liens par jpemond

Plusieurs personnes questionnent la récolte d’arbres de Noël, invoquant le fait que l’on soustrait ainsi des arbres à la nature. C’est vrai. Des arbres sont coupés.
Plantation de sapins en été
Ces personnes ont-elles les mêmes sentiments envers l’agriculteur récoltant son maïs à l’automne? Tout comme le maïs, tout comme les légumes des maraîchers, les arbres de Noël cultivés sont mis en terre en vue d’une récolte une dizaine d’années plus tard. Faudrait-il laisser pourrir les légumes dans le potager sous excuse qu’en les récoltant, l’on soustrait des végétaux au monde végétal? Faudrait-il priver une famille de son arbre de Noël traditionnel, un arbre naturel, sous prétexte qu’il a été arraché à la nature? À une récolte suit une mise en terre et, éventuellement, une autre récolte. Cette réalité économique est aussi vraie pour le producteur d’arbres de Noël qu’elle peut l’être pour le cultivateur, le maraîcher et le jardinier artisanal. Toutes ces récoltes contribuent à notre économie et à notre bien-être. Il s’agit d’une production renouvelable.

 

Au Québec, les arbres de Noël naturels rapportent aux producteurs entre 25 et 30 millions de dollars en revenus chaque année. Conscients du lien étroit existant entre l’environnement et la pérennité de leur industrie, les producteurs d’arbres de Noël, en collaboration les intervenants du milieu, font des efforts constants pour améliorer leurs méthodes de culture, et réduire par le fait même leur impact sur l’environnement. Toutes les démarches entreprises sont par conséquent menées de façon consciencieuse afin de permettre aux producteurs de conserver un environnement sain pour eux-mêmes et pour la communauté.

 

Celui qui plante un arbre, pose un geste écologique, qui contribue à la dépollution de l’atmosphère, qui aide à freiner l’érosion des sols et qui concourt à la diminution de l’effet de serre. «Celui qui plante un arbre, plante un espoir», écrit Pierre Gruaud. Au Québec, ce sont donc 1 300 000 petits espoirs qui sont vendus annuellement ici et ailleurs.

Le 05.10.11, dans Articles et liens par jpemond