bilan

Bilan environnemental

Un cheminement agroenvironnemental positif pour la culture des arbres de noël?

Le commerce des arbres de Noël au Québec existe depuis près de 70 ans. La récolte d’arbres naturels et la culture intensive ont débuté dans les années soixante, la régie culturale s’est modifiée et a favorisé l’émergence de nombreux ennemis pouvant causer des dommages importants aux arbres. Sans interventions, il aurait été difficile d’obtenir les standards de qualité exigés par le marché.
 
La régie culturale des arbres de Noël a évolué au même rythme que l’agriculture en général. Depuis près d’une décennie, une série d’actions sont entreprises pour diminuer les impacts négatifs de l’agriculture moderne et pour développer une culture en harmonie avec son environnement. Examinons les principales actions qui ont été posées.
 
Comme la production des arbres de Noël est une culture, elle est soumise aux mêmes réglementations gouvernementales en matière d’agroenvironnement. À présent, les entreprises possédant plus de 15 hectares en arbres de Noël doivent faire un Plan agroenvironnemental de fertilisation (PAEF). Ce plan de fertilisation se fait sous la supervision d’un agronome. Il doit s’assurer que la fertilisation est adéquate et qu’il n’y ait pas de surfertilisation. Dans le cas d’un sol trop riche, la fertilisation est diminuée.
 
La protection des arbres contre les mauvaises herbes, les maladies et les insectes sont incontournables. Depuis quelques années, on ne peut pas appliquer ni acheter de pesticides si l’utilisateur n’a pas réussi un examen de compétences d’application. La très grande majorité des applicateurs ont suivi une formation appropriée pour faciliter la réussite de l’examen. En étant mieux informés, les utilisateurs de pesticides peuvent réduire les applications et, par la même occasion, réduire leur impact négatif dans l’environnement.
 

Connaissez-vous le concept de lutte intégrée?

 
On peut définir le concept de lutte intégrée comme étant une approche plus respectueuse de l’environnement en se questionnant, s’il y a lieu, de faire une application de pesticides ou non.
 
Pour prendre la décision, on doit :

  • Dépister et évaluer l’importance les ennemies à contrôler des sapins dans la plantation;
  • évaluer si le seuil critique d’indésirables est atteint;
  • évaluer, s’il y a lieu, d’intervenir ou non et quel est le meilleur moment;
  • choisir le produit qui minimiserait l’impact négatif sur l’environnement, et ce, avant d’appliquer un pesticide.

 
L’Association des producteurs d’arbres de Noël du Québec adhère aux préventions de lutte intégrée, des actions ont été prises afin d’encourager ces membres à y adhérer.
 
Certes, cette approche peut sembler complexe, d’autant plus qu’il existe plusieurs ennemis ou insectes nuisibles pour les arbres de Noël. Pour aider les producteurs à prendre leurs décisions, il existe des clubs agroenvironnementaux spécialisés dans le dépistage des ravageurs et des maladies. Les agronomes ou les techniciens agricoles qui y travaillent sont spécialisés dans le dépistage et ils jouent un rôle important dans la réduction des pesticides utilisés dans les plantations. Leurs conseils sont appréciés des producteurs d’arbres de Noël.
 
L’adhésion aux clubs agroenvironnementaux est volontaire. La plupart des entreprises y adhèrent et comprennent bien ce nouveau concept de lutte intégrée : ils diminuent de façon importante l’utilisation des pesticides tout en récoltant des arbres de qualité qu’ils pourront offrir par la suite aux consommateurs avertis.
 
Comme approche complémentaire au concept de la lutte intégrée, il existe un réseau de surveillance phytosanitaire composé de 11 sites d’observations répartis dans les régions où nous pouvons retrouver la culture des arbres de Noël. À partir de l’information recueillie hebdomadairement au printemps, un bulletin est émis mentionnant l’état de la situation et la façon qu’il faut intervenir dans une approche de lutte intégrée. Plus de 400 abonnés, intervenants et entreprises reçoivent le bulletin.
 
Les entreprises d’arbres de Noël sont sensibilisées au concept de développement durable. Ils ont entrepris une démarche responsable dans cette voie d’avenir en ce qui a trait à la régie culturale et phytosanitaire. C’est un début, les entreprises d’arbres de Noël ont l’intention de poursuivre leurs démarches afin d’améliorer sa façon de faire dans le respect de l’environnement qui l’entoure.